Depuis plusieurs semaines, les consommateurs congolais font face à une hausse notable du prix du gaz butane, produit de première nécessité largement utilisé pour la cuisson domestique. Malgré les plaintes des ménages et les constats relayés par les médias, aucune prise de position officielle claire n’a, à ce stade, été rendue publique par les autorités compétentes.
Une hausse constatée sur le terrain
À Brazzaville comme dans d’autres centres urbains du pays, le prix de la bouteille de gaz butane de 12 kg a connu une augmentation sensible. Dans plusieurs points de vente, le coût est passé d’un prix auparavant observé autour de 6 400 FCFA à des niveaux avoisinant ou dépassant 7 500 FCFA.
Dans certains cas, les consommateurs dénoncent des pratiques de vente variables, avec des tarifs appliqués sans affichage officiel, renforçant le sentiment d’une flambée incontrôlée des prix.
Absence de communication officielle des autorités
Après consultation des plateformes institutionnelles, aucun communiqué récent expliquant ou justifiant cette hausse n’a été publié par la Présidence de la République du Congo, le Ministère du Commerce ou le Ministère des Hydrocarbures.
Ce silence institutionnel contraste avec l’ampleur des réactions observées au sein de la population, alors que le gaz butane demeure un produit essentiel pour la vie quotidienne des ménages.
Un cadre réglementaire pourtant existant
Le prix du gaz butane au Congo est théoriquement encadré par des textes réglementaires antérieurs fixant des prix plafonds au consommateur. Ces dispositions visent à protéger les usagers contre les pratiques abusives et à garantir l’accessibilité de ce produit stratégique.
Toutefois, aucune annonce officielle récente n’a rappelé ces mesures ni annoncé d’opérations de contrôle ou de sanctions à l’encontre des revendeurs ne respectant pas les tarifs homologués.
Mécontentement social et attentes des consommateurs
Face à cette situation, de nombreux ménages expriment leur inquiétude quant à l’augmentation du coût de la vie, déjà marquée par la hausse d’autres produits de première nécessité. Les consommateurs appellent les autorités à clarifier leur position et à prendre des mesures concrètes pour encadrer les prix du gaz butane.
Des réformes structurelles sans réponse immédiate
Parallèlement, le gouvernement poursuit des travaux de réforme du secteur gazier, notamment à travers des projets de structuration et de modernisation du cadre légal. Ces initiatives, bien que présentées comme des solutions à long terme, ne répondent pas directement aux préoccupations immédiates liées à la hausse actuelle des prix.
À ce jour, la hausse du prix du gaz butane au Congo-Brazzaville se déroule dans un contexte marqué par l’absence de communication officielle des pouvoirs publics. Si un cadre réglementaire existe, son application et son contrôle restent peu visibles. Dans l’attente d’une prise de parole gouvernementale, les ménages continuent de supporter le poids de cette augmentation sur leur budget quotidien.
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