À Pointe-Noire, les travaux de réhabilitation du giratoire de Thystère ont officiellement démarré le 12 décembre. Conduite par la Congolaise des routes (LCR), cette opération concerne l’un des points les plus stratégiques de la Route nationale 1 (RN1), axe vital reliant la capitale économique à Brazzaville.
Un carrefour clé au cœur des préoccupations
Situé au point kilométrique zéro de la RN1, le giratoire de Thystère constitue le point d’entrée principal de l’axe Pointe-Noire–Brazzaville. Mis en service lors du lancement des travaux de la RN1 en 2008, l’ouvrage montrait depuis plusieurs années des signes avancés de dégradation, devenant progressivement un goulot d’étranglement pour les usagers. La saturation du site, liée notamment à l’occupation des emprises publiques, avait accentué les difficultés de circulation sur cette zone hautement fréquentée.
Une intervention précédée par l’action de la mairie
Le démarrage effectif du chantier a été rendu possible grâce à une opération de libération des emprises menée par la municipalité de Pointe-Noire. Cette action a permis à La Congolaise des routes d’engager les travaux dans des conditions techniques adéquates. La mairie souligne la nécessité de solutions durables pour encadrer les activités commerciales autour du marché de Thystère, afin de préserver les domaines publics et d’éviter de nouvelles situations de blocage.
Un chantier d’un mois sur près de 200 mètres
Les travaux portent sur la réhabilitation complète du giratoire, de ses abords immédiats et d’une section de chaussée adjacente d’environ 200 mètres. La durée du chantier est estimée à un mois. L’objectif est de rétablir la fonctionnalité de ce carrefour stratégique et d’améliorer la fluidité du trafic à l’entrée de la RN1, tout en renforçant la sécurité des usagers.
Coordination et durabilité des infrastructures
Pour LCR, cette opération met en évidence l’importance de la coordination entre urbanisme et gestion routière. La préservation des emprises est présentée comme un levier essentiel pour assurer l’entretien régulier et la durabilité des infrastructures. Le concessionnaire appelle ainsi les collectivités traversées par la RN1 à anticiper, en concertation avec ses services, la gestion de ces espaces afin de prévenir les contraintes lors des futures opérations de maintenance.
Un impact attendu pour les usagers et l’économie locale
Cette réhabilitation s’inscrit dans le cadre du modèle de gestion intégrée déployé par LCR sur les 535 kilomètres de la Route nationale 1, principal corridor routier du pays. Mandaté par l’État, le concessionnaire assure l’entretien, le renouvellement de la chaussée et les services aux usagers en continu.
À terme, les effets attendus concernent l’amélioration de la circulation, la sécurité routière et le cadre de vie des populations riveraines, sur un axe essentiel au dynamisme économique du Congo.
Medias Streams/KOYOKA FM
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