Brazzaville, 27 janvier 2026, la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) a officiellement levé la consigne sécuritaire imposée à ses troupes engagées dans le département du Pool, selon une note de service signée par le général de brigade Serges Oboa conseiller spécial du président de la République et directeur général de cette unité d’élite.
Une décision formalisée par note de service
Dans le document administratif référencé HDS n°0076/PR/CCE/DGSP/CAB du 12 janvier 2026, la DGSP précise que la consigne mise en place au quartier des troupes le 12 janvier 2026 est levée à compter du mardi 27 janvier 2026. La note indique que cette mesure avait été instaurée afin de permettre la conduite efficace d’opérations militaires dans le Pool et ses environs, visant notamment les rebelles ninja et le grand banditisme.
La décision prend effet dès la date de signature, ce qui confère à cette levée un caractère immédiat et exécutoire.
Fin d’une phase opérationnelle spécifique
La levée de la consigne marque la fin d’un dispositif exceptionnel encadrant l’engagement de la DGSP dans cette région historiquement marquée par des tensions sécuritaires. En langage militaire, une telle mesure correspond à la fin d’un état d’alerte renforcé et ouvre la voie à un retour à un fonctionnement opérationnel normal, incluant d’éventuels redéploiements des effectifs.
Toutefois, le document ne fait état ni d’un retrait total des forces de sécurité, ni d’une démilitarisation du département du Pool.
Un signal d’accalmie, sans annonce de bilan
Si la note confirme que la phase opérationnelle est close, aucun bilan officiel des opérations menées n’est communiqué. Le texte ne précise pas non plus la nature du dispositif sécuritaire appelé à prendre le relais, laissant entendre que d’autres forces régulières pourraient demeurer mobilisées selon l’évolution de la situation.
Un message politique et sécuritaire
Cette décision peut être interprétée comme un signal d’accalmie sécuritaire, adressé tant aux populations locales qu’aux observateurs nationaux. Elle s’inscrit dans une logique de réévaluation du niveau de menace dans le Pool, sans exclure la possibilité d’une réactivation des mesures exceptionnelles en cas de besoin.
Une région toujours sous vigilance
Le département du Pool demeure une zone suivie de près par les autorités, en raison de son passé récent et de la sensibilité des enjeux sécuritaires qui y sont associés. La levée de la consigne par la DGSP traduit ainsi une normalisation progressive, prudente et encadrée.
En résumé, la décision de la DGSP constitue un acte administratif clair et officiel, mettant fin à une mission spécifique déclenchée mi-janvier, sans pour autant signifier un désengagement total de l’État dans le département du Pool.
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