Depuis son retour au centre du jeu politique, Donald Trump multiplie les déclarations et décisions qui interrogent le respect des équilibres démocratiques aux États-Unis et de l’ordre international. Entre contournement des contre-pouvoirs, rhétorique expansionniste et posture interventionniste en Amérique latine, plusieurs signaux alimentent le débat sur une possible dérive autoritaire.
Un rapport conflictuel aux contre-pouvoirs
Tout au long de son mandat, Donald Trump a fait un usage intensif des décrets exécutifs, parfois en tension avec le Congrès des États-Unis. Ses critiques répétées contre la justice, la presse et les institutions électorales ont contribué à fragiliser la confiance dans les mécanismes de régulation démocratique, sans toutefois les abolir.
Venezuela : l’option de la force
Depuis le 3 janvier 2026, l’option de la force n’est plus hypothétique. Une opération militaire américaine menée à Caracas par les forces américaines a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Le bilan communiqué fait état de plus de 32 morts au sein de sa garde rapprochée. Le chef de l’État vénézuélien a ensuite été transféré et détenu aux États-Unis.
Cette action constitue une violation manifeste de la souveraineté d’un État et s’inscrit dans une tradition d’ingérences régionales rappelant les logiques de la guerre froide, tout en marquant une rupture par son caractère assumé et direct.
Groenland : l’annexion comme hypothèse politique
Les propos évoquant une possible annexion du Groenland ont marqué une rupture avec le langage diplomatique habituel entre alliés. Même sans traduction concrète, cette rhétorique normalise l’idée d’un rapport de force territorial au XXIᵉ siècle.
Amérique latine : retour d’une vision hégémonique
La posture adoptée envers plusieurs pays d’Amérique latine, marquée par la pression et la menace, évoque une réactivation de la doctrine Monroe, fondée sur la primauté des intérêts américains dans l’hémisphère.
Donald Trump ne gouverne pas dans un cadre totalitaire. Toutefois, l’accumulation de décisions et de discours contribue à une érosion des normes démocratiques et à une banalisation de l’unilatéralisme, au cœur des inquiétudes actuelles.
No Comments Yet...