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Le train de la mort (1er février 1962) : 57 prisonniers politiques, 32 morts, une vérité étouffée

2026-02-01 21:20:00
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Le 1er février 1962, un train quitte une gare camerounaise avec à son bord 57 prisonniers politiques, transférés sous l’autorité de l’État. À l’arrivée, seuls 25 sont encore en vie. Les 32 autres sont morts durant le trajet, asphyxiés et épuisés dans des wagons fermés. Cette tragédie, documentée par des archives ecclésiastiques et journalistiques, sera révélée par L’Effort Camerounais. Le journal sera censuré, son directeur expulsé. Récit d’un drame ferroviaire devenu affaire d’État.

Un pays indépendant, mais sous répression

En ce début d’année 1962, le Cameroun n’a que deux ans d’indépendance. Le pouvoir, dirigé par le président Ahmadou Ahidjo, fait face à une opposition politique encore active, issue des luttes anticoloniales.

Dans ce climat de tensions, la priorité du régime est claire : le maintien de l’ordre, quitte à restreindre les libertés et à user de méthodes coercitives.

Arrestations sans jugement, détentions arbitraires et transferts de détenus sont alors monnaie courante. Les prisonniers politiques deviennent des corps à déplacer, plus que des citoyens à protéger.

Le départ du 1er février 1962

Le 1er février 1962, un convoi ferroviaire est mobilisé pour le transfert de 57 prisonniers politiques.

Les archives associées au Père Fertin et aux milieux ecclésiastiques décrivent des conditions de transport extrêmes : des hommes entassés dans des wagons fermés, sans ventilation suffisante, sans eau, sans assistance médicale.

Un voyage qui tourne à l’agonie collective

Au fil des heures, la chaleur monte, l’oxygène se raréfie. Des détenus s’effondrent. D’autres perdent connaissance. Certains meurent avant même que le train n’atteigne sa destination.

Selon les éléments documentés, 32 prisonniers périssent durant le trajet, victimes d’asphyxie, de déshydratation et d’épuisement.

Le convoi, lui, poursuit sa route.

Lorsque les wagons sont enfin ouverts, le bilan est glaçant : 57 hommes au départ, 25 survivants à l’arrivée.

Le silence officiel

Aucun communiqué gouvernemental ne vient reconnaître la tragédie.

Aucun chiffre n’est rendu public. Aucune enquête judiciaire n’est annoncée. Les morts du train du 1er février 1962 disparaissent dans le silence administratif. Reconnaître leur décès reviendrait à admettre la mort de prisonniers politiques sous la garde directe de l’État — un aveu politiquement explosif.

Le choix est fait : se taire.

Un journal ose nommer la mort. Quelques jours plus tard, l’hebdomadaire catholique L’Effort Camerounais, dirigé par le Père Fertin, décide de rompre l’omerta. Dans son numéro 327, le journal publie un éditorial au titre sans ambiguïté :

« Le train de la mort »

Ce titre n’est pas une formule. Il décrit une réalité  :des prisonniers politiques sont morts enfermés dans un train, au cours d’un transfert ordonné par l’État.

Une parole morale qui dérange

La une du journal porte également une déclaration forte de Jean Zoa, alors archevêque coadjuteur de Yaoundé : « Que notre patrie soit une terre respectueuse de la vie et des droits de ses enfants. »

Dans le contexte autoritaire de l’époque, cette phrase agit comme une interpellation directe du pouvoir. Elle transforme un drame étouffé en question morale et politique.

La répression ne tarde pas

La réaction des autorités est immédiate. Le numéro 327 de L’Effort Camerounais est saisi. Sa diffusion est interdite. Puis, le 18 février 1962, le Père Fertin est expulsé manu militari du Cameroun, sans procès ni explication publique.

Son tort officiel : avoir publié la vérité sur la mort de 32 prisonniers politiques, le 1er février 1962.

Un drame ferroviaire devenu symbole

Le train de la mort cesse alors d’être un simple épisode tragique. Il devient un symbole fondateur :

de la répression politique post-indépendance,

de la négation des droits des opposants,

de la fragilité de la liberté de la presse au Cameroun.

Les prisonniers morts ce jour-là n’ont pas de sépulture officielle, pas de reconnaissance d’État. Mais leur histoire subsiste, portée par des archives, un article censuré et l’exil d’un journaliste.

Une mémoire toujours en attente

Plus de soixante ans après, les faits restent établis, mais non reconnus :

57 prisonniers politiques transférés,

25 survivants,

32 morts le 1er février 1962.

Le train de la mort demeure une plaie mémorielle, parce qu’il touche au cœur de ce que l’État n’a jamais voulu affronter : la mort de ses opposants sous sa responsabilité directe.

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