Depuis près de quatre semaines, les activités académiques sont à l’arrêt dans la plus grande université du pays, en raison d’un mouvement de grève des enseignants. Une situation qui suscite à la fois lassitude et inquiétude chez de nombreux étudiants, partagés entre la crainte d’une année académique compromise et la compréhension des revendications du corps enseignant.
Des étudiants lassés par l’arrêt des cours
Au rez-de-chaussée d’un bâtiment de la faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines, Jules Christ, étudiant en Sciences et techniques de la communication, exprime son exaspération. Après près d’un mois passé à la maison, il se dit « fatigué » d’une situation qu’il estime pénalisante pour les étudiants.
« C’est un temps que nous perdons. Les notions apprises disparaissent peu à peu et, à la reprise, les cours seront forcément bâclés. Nous serons ensuite évalués très rapidement, ce qui ne nous avantage pas », déplore-t-il.
Un calendrier académique sous pression
Depuis quatre semaines, les portes des onze établissements que compte l’université demeurent fermées, paralysant l’ensemble des activités académiques. Cette interruption prolongée compromet sérieusement le calendrier universitaire et renforce l’incertitude quant à la fin effective de l’année académique, déjà marquée par des perturbations récurrentes.
Un soutien affiché aux revendications des enseignants
Si certains étudiants dénoncent l’impact direct de la grève sur leur formation, d’autres affichent leur solidarité avec les enseignants. Anaclet Loubaki, étudiant en master 1 de droit, estime que la situation, bien que préjudiciable, révèle un malaise plus profond.
« Cela nous impacte, bien sûr, notamment sur la qualité de la formation. Mais quand les enseignants travaillent et ne sont pas payés pendant des mois, c’est injuste. Cela se répète trop souvent et devient agaçant », souligne-t-il, jugeant les revendications des enseignants légitimes.
Des négociations sans communication officielle
Face à la crise, des discussions ont été engagées entre les syndicats des enseignants et le gouvernement. Toutefois, l’intersyndicale à l’origine du mouvement n’a pas souhaité s’exprimer sur l’état d’avancement des négociations, malgré les sollicitations.
Une attente teintée d’inquiétude et d’espoir
Dans l’attente d’une issue, étudiants et enseignants restent suspendus aux résultats des pourparlers. Le climat sur le campus demeure marqué par la frustration et l’incertitude, mais aussi par l’espoir d’un retour rapide à la normale, condition essentielle à la poursuite sereine de l’année académique.
@Medias Streams/KOYOKA FM
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